Précarisation de la couverture santé des étudiants?

Interview de Julien Mouchet directeur général de KOVERS

Publié le 19 novembre 2020
Précarisation de la couverture santé des étudiants?

La Rédaction

Pourquoi aujourd'hui constatons-nous une précarisation de la couverture santé des étudiants ?

Julien Mouchet

Je fais trois constats au sujet des Etudiants et de la santé.

Le premier, disons-le avec un sourire et de façon presque anthropologique (plutôt que sociale) :

  • « Quand on est jeune, notre inconscient ignore le temps ».
  • « La santé, c'est un sujet de vieux ».
  • « Le monde m'appartient, je prendrai soin de ma santé demain. »

Et c'est tant mieux !

L'insouciance est sans doute un bien précieux. Nous pouvons rendre l'insouciance compatible chez Kovers avec ''qualité de santé''.

Il n'est plus, désormais, obligatoire de passer par la « case MNEF » pour s'inscrire à la FAC depuis la réforme Macron sur la sécurité sociale des étudiants, puisque celle-ci a fait absorber la sécurité sociale des étudiants par le régime général.

Et depuis la mise en œuvre de cette réforme, l'information sur cette question de fond : "Pourquoi il est nécessaire d'avoir une mutuelle en plus de la sécurité sociale", est beaucoup moins diffusée auprès des étudiants.

Auparavant, pour s'inscrire à la Fac, il fallait, en effet une attestation de sécurité sociale. Les organismes d'alors, comme par exemple la MNEF, informaient l'étudiant de l'utilité pour lui, d'avoir une mutuelle, en complément de leur sécurité sociale étudiant. Certes, ces organismes étaient très mal gérés, ce qui est la cause apparente de la réforme, mais ils avaient au moins la vertu d'informer les étudiants.

Maintenant que ces organismes ont disparu, il faut à nouveau donner cette information aux étudiants, tout au long de leurs années d'études.

Kovers donne une information libre d'accès, à chacun, en digital.

Le troisième constat enfin est le suivant : au regard de la mutuelle, jusqu'à ses vingt ans, l'étudiant est enfant de ses parents. Après vingt ans, il est supposé se débrouiller. Ce n'est pas la norme, mais c'est ce que l'on voit bien souvent. Ainsi, souvent à partir de sa troisième année d'études, l'étudiant doit faire le choix de consacrer une partie de ses (maigres) ressources à une mutuelle. Chez Kovers, un étudiant jusqu'à ses 26 ans est enfant de ses parents. Dans tous les cas, il peut, s'il le souhaite, avoir ses propres garanties, complètes, et des services digitaux de #eSanté dès 16€ par mois.

La Rédaction

Pourquoi un étudiant aurait-il besoin d'une mutuelle ?

Julien Mouchet

Il est courant de penser que, si quelque chose de grave se produit, une maladie, un accident, alors la sécurité sociale prend en charge à 100% l'hospitalisation.

Cette promesse n'est plus vraie.

Depuis quelques années, le chirurgien, l'anesthésiste, sont contraints aux dépassements d'honoraires. Ils les appliquent toujours. La sécurité sociale ne rembourse pas ces dépassements.

De même, l'hôpital, pour boucler ses budgets, a besoin de facturer des ''frais de séjour'' et des prestations de ''chambre particulière'' (même pour des soins ambulatoires). Ces frais de séjour, ces prestations de "chambre particulière" ne sont remboursés que partiellement ou pas du tout par la sécurité sociale.

Pendant la crise sanitaire du printemps dernier, il est apparu que 1 français sur 4 admis en réanimation, en est ressorti avec une facture à payer de 5.000 ou 10.000€. Preuve que le 100% de la sécurité sociale ne rembourse pas tout, et que trop de français ne sont pas ou sont mal couverts par une mutuelle. Les commentateurs pointent là une vraie démutualisation des français.

La Rédaction

Une mutuelle étudiant, cela sert à quoi ?

Julien Mouchet

Si le rôle de la mutuelle santé, c'est couvrir "un pépin" potentiellement grave et coûteux, elle doit aussi "prévenir". La mutuelle santé, c'est aussi un financement de la prévention.
La prévention, c'est consulter son médecin ou son dentiste au moins une fois par an. La prévention, c'est comme de l'entretien : cela permet d'éviter des travaux importants de structure. Par exemple, un détartrage régulier évite à terme d'avoir recours à des prothèses ou des implants dentaires.

La prévention est proposée, et par la médecine traditionnelle, et par la médecine douce. La mutuelle santé des étudiants doit le prévoir. L'étudiant doit pouvoir choisir ce qui lui convient.

La mutuelle santé étudiant doit donc couvrir les soins à la suite d'un pépin, elle doit aussi financer la prévention pour capitaliser sur sa santé. En troisième lieu, elle doit donner l'accès à la #eSanté. Chez Kovers, nous couvrons tout cela, pour les étudiants comme pour tout le monde. Et ceci, pour l'étudiant, que son cursus d'études se déroule en France ou à l'étranger.

La Rédaction

Comment Kovers accompagne-t-il les étudiants tout au long de leurs études ?

Julien Mouchet

Chez Kovers, avec l'appli @Kovers-e-Santé, tout bénéficiaire a accès au bon médecin, quand il le faut. En France comme à l'étranger. La #eSanté, chez Kovers, c'est avoir son médecin dans la poche, c'est ce que nous appelons la médecine augmentée.

La médecine augmentée,

. C'est organiser une consultation ou une téléconsultation, d'urgence ou programmée, selon le besoin.

. C'est accompagner les soins d'une maladie chronique.

. C'est dans tous les cas entretenir sa santé par la médecine douce, par la médecine traditionnelle, par la #santé_connectée.

L'étudiant et son médecin à distance ont une information médicale augmentée par le médecin virtuel présent dans @Kovers-e-Santé.

Chez Kovers, pour chacun des bénéficiaires, cet accès est illimité, cet accès se finance par un tiers-payant intégral : nul besoin de faire l'avance des soins déjà financés par la mutuelle.

Cet accès illimité, avec un tiers-payant intégral, chez Kovers, pour tous les étudiants, c'est accessible à partir de 16€ par mois de cotisation.


FERMER