On manque de psychologues au sein des services de santé universitaire

Nightline France publie un rapport sur ce sujet

Publié le 17 novembre 2020

Nightline France publie un rapport consacré à la nécessité d'apporter un soutien psychologique aux étudiant·e·s qui en ont besoin en palliant le manque de psychologues présent·e·s sur les campus universitaires. Cette publication propose notamment des axes d'amélioration pour un meilleur suivi au sein des établissements.

Les psychologues universitaires débordé·e·s par le nombre d'étudiant·e·s

En France, on compte un équivalent temps plein travaillé (ETPT) de psychologue universitaire pour près de 30 000 étudiant·e·s. A titre de comparaison, au Canada, on dénombre un ETPT pour 3 000 étudiant·e·s, et les recommandations internationales prévoient un ETPT pour 1 000 à 1 500 étudiant·e·s.

Autrement dit, il n'y a pas assez de psychologues universitaires pour les étudiant·e·s en France. Les services sont saturés, les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous bien trop longs : trop d'étudiant·e·s sont abandonné·e·s à leur sort.

Pourtant, cette population est particulièrement fragile psychologiquement : selon diverses études, 75 % des troubles psychiatriques se déclarent avant l'âge de 24 ans, et les jeunes âgé·e·s de 15 à 25 ans ont deux à quatre fois plus d'idées suicidaires que leurs aîné·e·s. La crise du Covid a également renforcé cette fragilité, en poussant les étudiant·e·s à l'isolement avec la tenue des cours à distance et la fermeture des lieux de socialisation.

Il est urgent d'agir pour garantir l'accompagnement psychologique des étudiant·e·s sur les campus

Alertée par cette situation, l'association Nightline France publie un rapport destiné à interpeller les pouvoirs publics afin d'améliorer la prise en charge des étudiant·e·s qui en ont besoin au sein même de leurs campus universitaires.

Nightline France propose ainsi plusieurs pistes d'amélioration, réparties en deux grands axes :

  • Financer et restructurer, afin de permettre aux services de faire appel à plus de psychologues, mais aussi à davantage de personnel administratif et d'aménager leurs locaux pour un accueil optimal des étudiant·e·s ;
  • Évaluer et accompagner, pour revaloriser le métier de psychologue en service de santé universitaire. Il faut également mettre en place un meilleur suivi de l'organisation de ces structures, mais également de la santé mentale étudiante.





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